musique mainstream du monde #4

Tentative d’épuisement des chansons féminines numéro 1 ici ou là, dans le monde entier.

 

4. Europe

 

En Moldavie, on écoute :

 

Et en Bulgarie :

 

Bien sûr, on écoute aussi à fond de balle Camila Cabello, Beyoncé (avec Ed Sheeran) ou Demi Lovato (avec Luis Fonsi).

Il y a un gros trou dans la carte au Moyen & Proche-Orient.

 

Enfin, dans le top 15 des chansons les plus streamées au monde, les positions 1, 2, 4, 5 et 7 sont tenues par des duos mixtes (chantés en anglais, espagnol, ou les deux, et en russe), et les 9e et 12e sont occupées par des girls band (japonaises et coréennes).

 

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musique mainstream du monde #3

Tentative d’épuisement des chansons féminines numéro 1 ici ou là, dans le monde entier.

 

3. AFRIQUE

 

Au Cap Vert, on écoute :

 

Au Sénégal :

 

En Guinée :

 

Au Mozambique :

 

En Éthiopie :

 

En Somalie, une chanson Bollywood dans laquelle le féminin l’emporte (à 1 pour 1000) :

musique mainstream du monde #1

Tentative d’épuisement des chansons féminines numéro 1 ici ou là, dans le monde entier.

On utilise la Music Map du site pudding.cool, mise à jour le 17 décembre dernier. Sans discriminer les duos mixtes, pour ne pas que la moisson soit désespéramment maigre.

 

  1. AMÉRIQUES

 

En Amérique du Nord on écoute :

 

En Amérique centrale & dans les Caraïbes on écoute :

 

Et en Amérique du sud :

 

+ en bonus, le clip de Havana de Camila Cabello, parce que la chanson est au top dans une moitié du monde et la vidéo marrante, avec une grand-mère à barbe et un petit passage de queer mambo :

janvier SF

 

Le 18 a paru Susto, épique roman de la camarade luvan, qui parle de la vie, malgré tout, en attendant que tout se termine.

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On peut en lire ici une critique bien informée par Charybde2.

*

Le 22, Ursula Le Guin est morte à l’âge de 88 ans.

Cette femme de lettre américaine était sans doute l’autrice de genre qui avait le plus de chance de recevoir un jour le Nobel . C’était une écrivaine géniale, dont on recausera certainement ici avant la fin de l’année.

Pour le plaisir, son discours d’acceptation d’un prix d’honneur « félicitations vous êtes vieille » en 2014:

*

Le 25, parution du dernier numéro de la revue Bifrost, avec un sommaire fiction entièrement féminin (Nancy KRESS, Elizabeth BEAR, Ketty STEWARD, Isabelle DAUPHIN et Linda NAGATA).

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Suzanne Bier

Pour ne pas être trop perdu face aux rayons de DVD, j’ai fini par me faire une liste de réalisatrices contemporaines, composée de çà, de là grâce aux internets.

Parmi une dizaine de noms, celui de la danoise Suzanne Bier, qui bosse aussi pour Hollywood.

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Le premier film de studio de Susanne Bier, avec un gros casting et des prestations à Oscars, est un mélo sur la mort dont on voit toutes les ficelles tout le temps. Things We Lost in Fire (le titre original a quand même plus de gueule) est surécrit, démonstratif et « vieux ». L’héroïnomane joué par Beniccio del Torro est un rebelle : il écoute du rock 70’s sur son walkman (mon incrédulité a besoin d’un peu plus pour être suspendue). La réal multiplie les gros plans sur les yeux humide, ça m’a fait penser à une longue pub pour des yaourts. En fouillant, j’ai trouvé les critiques d’époque de la sortie en salle (2007) étonnamment tempérées. En même temps, ça valait sans doute plus un long bâillement qu’une pluie de tomates.

Suzanne Bier a réalisé pour la BBC The Night Manager, minisérie de 2016 adaptant John Le Carré. Il y a Hugh « Dr House » Laurie & il me semble en avoir entrevu un épisode sans déplaisir.

Je suis preneur, en commentaires, de toute piste enthousiaste à creuser dans la filmo de Suzanne Bier. Peut-être était-ce juste une mauvaise pioche ?

 

L.

Valeurs spiritactuelles

Un livre tombé de nulle part, catégorie Romance/velléités spiritualistes : « Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelque part » Sabrina Philippe.

Je me suis beaucoup ennuyée à sa lecture (les personnages boivent essentiellement café sur café dans le même bistrot de l’île de la Cité) ; si je suis bien renseignée, l’autrice a tenté de sublimer (trois fois les guillemets) sa propre vie de chroniqueuse radio·tévé…

En revanche, j’y ai appris quelque chose quant à la fabrique de la relation toxique avec un pervers narcissique : sous couvert d’amour impossible, on nous y enseigne à considérer te·eeeee·llement romantique pour une femme sans attaches de souhaiter s’en créer auprès d’un homme dont l’essentiel du mystère réside dans un comportement fuyant et agressif.

 

A l’autre bout du « spectre spirituel » si j’ose dire, retrouvons « Maresi » de Maria Turtschaninoff, roman pour adolescent·es et adultes.

Ici foin de dépendance hétéronormée, les femmes consacrent la puissante figure trinitaire de la Jeune Fille, la Mère, la Vieille. Non mixité assurée sur l’île de l’Abbaye écarlate, jusqu’à ce que le ·dés·ordre patriarcal vienne menacer la quiétude des lieux. Là j’étais… à donf (smaïlait qui sourit, larmichette à l’oeillette)

e.

 

 

trop n’est pas assez

On est le onze janvier, ma pile à lire a déjà atteint l’âge de vingt-deux bouquins et hier je suis revenu de la bibliothèque avec deux prises supplémentaires. Je recompte. En 2017, j’ai lu une quarantaine de livres (hors bédés), dont huit étaient l’œuvre de femmes. Je commence à me dire qu’à force de thésauriser, mettre de côté, vouloir découvrir, je vais me retrouver avec de la lecture pour dix ans. Que cette façon de choisir mes lectures avec la crainte de manquer va me mettre à la tête d’une collection colossale. (Même en scindant drastiquement le corpus littéraire, le nombre de livres que j’ai envie de lire est incalculable).

J’ai aussi vu à peu près quarante films l’an dernier, dont trois étaient réalisés par des femmes, et un par un couple mixte. De ce côté-là je ne fais pas de plans, je prends ce que je trouve, je m’aventure à l’aveugle, et c’est parfois très chouette.

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Voltiges (Apflickorna) de Lisa Aschan.

Premier film d’une jeune réal suédoise. Ça commence comme Naissance des pieuvres de Céline Sciamma : la rencontre de deux adolescentes dans un club de sport exclusivement féminin (ici la voltige équestre), leurs relations de pouvoir et de séduction . Ça avance petit à petit vers un duel, une mise à mort. Le film est touchant et gris, un portrait, un pas en retrait, de la relation au monde d’une famille endeuillée. Lisa Aschan revendique le western, j’ai pas vraiment vu ça, mais j’ai bien aimé, comme j’aime les films qui explicitent peu, qui montrent et laissent gamberger. Les personnages sont passionnants, on ne voit que leur surface, délibérément lisse, maîtrisée. En-dessous ça bouillonne. Cette distance fait peur, parfois.

« On voulait montrer que le sexe c’est le pouvoir, et que le pouvoir c’est aussi sexuel, et parler de tous les jeux de rôles et des jeux de pouvoirs qui peuvent exister. Pour moi, tout ça n’est pas limité à un âge ou à un endroit, cela fait partie de tous les rapports humains. »  – Lisa Aschan, sur Film de Culte

Lisa Aschan a réalisé en 2015 un deuxième long-métrage, Det vita folket (montré en festivals sous le titre White People), qui n’a pas été distribué chez nous. J’ai l’impression que c’est un film de SF carcéral & je vais essayer de le voir, en 2018 ou bien après.

 

L.

 

(trop n’est pas assez est le titre d’une formidable bédé de Ulli Lust paru en 2011 aux éditions çà & là)

On y pense

On y pense, mais ça n’empêche pas d’être en retard. Comme tout le monde je commence 2018 avec des livres en cours : le Dracula de Bram Stoker (Bram n’est pas une femme), l’armoire magique de C.S. Lewis (Clive est encore moins une femme), Toxoplasma de David Calvo (ha, quand même !), les nouvelles de Lord Peter de Dorothy Sayers (Lord Peter n’est pas une femme, mais ça n’a pas d’importance).

En visitant des musées, on a cherché avec les filles les tableaux peints par des femmes. Pas facile de les trouver. Bonjour Berthe Morisot – Orsay, Elisabeth Vigée Le Brun (Kunsthistoriches Museum Wien).

Une amie me reparle de la passion de son compagnon pour les romans de Jane Austen: à découvrir cette année.

Une discussion avec un amateur de polars m’oriente vers Dominique Manotti. « Tous les romans qu’elle écrit son très bien. Ha, c’est une femme ? Je note. »

Pour le cinéma, ça ne va pas être facile.

LK

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